III.4 Eléments mobilesLa majorité des gènes eucaryotes sont constitués de gènes répétés qui se déplacent dans le génome :
1) les transposons
2) les rétrotransposons
Ces deux groupes se différencient par leur mode de mobilisation.
Les transposons, appelés aussi ‘selfish genes’, utilisent un intermédiaire ADN.
Les transposons présentent des gènes de résistance aux antibiotiques
Les rétrotransposons utilisent un intermédiaire ARN pour leur mobilisation. Ils utilisent donc une transcriptase inverse pour retransformer l’ARN en ADN, comme les rétrovirus.
Les SINEs, les LINEs sont des exemple de rétrotransposons.
Ces éléments mobiles peuvent avoir un rôle mutagénique.
III.5 La détéction RFLPLa méthode RFLP permet la détection de mutation.
1) L'échantillon d'ADN est coupé par une enzyme de restriction
2) On procède ensuite à un Southern blot avec une sonde spécifique marquée radioactivement qui se fixe sur l’ADN dénaturé (donc monobrin)
3) Le Southern blot permet de connaître la taille de ces fragments et donc de les comparer d'un individu à un autre.
Grâce à des lavages contrôlés, l’appariement entre la sonde et la base n’est possible que si l’appariement est parfait.
On peut avoir soit une sonde correspondant au gène sain qui reconnaîtra uniquement la séquence saine ou on peut aussi employé la méthode RFLP avec une sonde reconnaissant une mutation.
III.6 Le clonage moléculaireSi on désire des copies d’un gène, on utilise des cellules hôtes, qui sont des bactéries (en général E.coli).
Le clonage nécessite un vecteur de clonage capable de se répliquer dans la cellule hôte.
En général, les vecteurs sont dérivés des plasmides (<20kb inséré) ou des phages (<50kb inséré), ou des BAC (bacterial artificial chromosome <300kb)
Les plasmides sont des sortes de petits chromosomes circulaires supplémentaires présents chez les bactéries. On peut introduire la séquence désirée dans ce plasmide ou dans des phages qui vont ensuite le dupliquer de nombreuses fois.
On emploie en fait la machinerie de duplication de ces phages ou des bactéries.
Les plasmides R présentent des résistances aux antibiotiques. Cette résistance est normalement problématique pour la lutte contre les maladies. Cependant, elle est bénéfique pour le clonage moléculaire.
Principe du clonage moléculaire :1) On extrait de l’ADN à cloner et on le coupe en fragment (avec une enzyme de restriction)
2) On extrait des plasmides (vecteur) d’une bactérie et on les ouvre
3) On met les fragments d’ADN ainsi que des gènes de selection (résistance antibiotique) avec ces plasmides ouverts et une ligase qui les recombine.
Le vecteur comprend donc le plasmide d’origine avec un fragment d’ADN et un gène de sélection insérés.
4) Un introduit ces vecteurs dans des cellules hôtes
5) On mets mets les bactéries en contact avec un antibiotique. Seules les bactéries contenant le plasmide survivent.
6) On multiplie ces bactéries en colonies avec le DNA qu’elles contiennent.
7) On sélectionne la colonie et on purifie l’ADN.
Le clonage moléculaire peut être effectué de la même manière avec des phages à la place de bactéries.
Synthèse et clonage de cDNALe système de l’épissage étant uniquement présent chez les eucaryotes, il faut éliminer les séquences introniques si on désire que les gènes soient exprimés dans les bactéries.
Pour cela, on emploie un RNA épissé qu’on converti en cDNA (DNA complémentaire) grâce à une transcriptase inverse (qui est caractéristique de certains virus comme le sida)
Une fois que le cDNA est synthétisé, il peut être cloné dans des plasmides.
III.7 Le PCR (amplification) et séquençage du DNAPCR : polymerase chain reaction
Si on connaît une séquence d’ADN, on peut facilement l’amplifier par PCR.
Principe du PCR :Le PCR est une méthode de duplication in-vitro.
On met la séquence d’ADN visée (l’ADN est donc sous forme monobrins) avec des polymérases thermostables. Le milieu est très riche en nucléotides et en amorces, ce qui permettra des duplications rapides. En suite on réalise plusieurs cycles composés de ces trois étapes :
1) On chauffe le milieu à 95 degrés pour dénaturer l’ADN.
2) On abaisse un peu la température pour permettre l’appariement des amorces
3) Synthèse d’ADN à 72 degrés grâce au polymérase thermostable
Cette méthode permet de multiplier rapidement et en très grande quantité une séquence d’ADN. Après 30 cycles, on obtient 268'435'456 molécules d’ADN double brin.
Le problème du PCR est que les erreurs sont également reproduite en très grande quantité.
III.8 Séquençage du DNALe séquençage = détermination de la séquence de DNA
Le DNA dont la séquence doit être déterminée doit d’abord être amplifiée par clonage ou PCR.
Puis on sépare l’ADN en 4 portions de manière à faire 4 réactions (1 pour chaque base : ACTG)
On met une portion d’ADN avec des nucléotides et un analogue ‘didéoxy’ : ddNTP.
Ces analogues sont modifiés de manière à interrompre la réplication (comme l’AZT)
Le ‘didéoxy’ est en compétition avec son nucléotide. Des fragments de plusieurs tailles seront donc produits.
En mettant ensuite les fragments de DNA fille de différentes tailles dans un gel électrophorétique, on peut connaître la longueur de chaque fragment. (les gels d’électrophorèse ont une précision permettant de différencier les fragments au nucléotide près. Le gel d’électrophorèse est composé de 4 pistes, correspondant chacune à la lecture d’un nucléotide.
En analysant ces résultats, on peut déterminer la séquence d’un fragment.
Aujourd’hui, le séquençage est automatisé. Les fragments sont marqués par fluorescence et on emploie la chromatographie pour déterminer la longueur de chacun d’entre eux. Une couleur correspond à chaque nucléotide. Les résultats sont directement traités par ordinateur.
La méthode de séquençage automatique permet un gain de temps considérable par rapport au traditionnel séquençage sur gel d’agarose.
L’ordinateur calcule lui-même les incertitudes. Les deux brins sont séquencés.
Si les incertitudes sont trop importantes, on doit séquencer à nouveau.
III.9 Applications du génie génétiqueLes techniques du DNA recombinant (génie génétique) sont utiles pour la recherche biologique et médicale.
Elles ont également des applications pour l’environnement, la biotechnologie et la médecine.
Des protéines à usage thérapeutiques sont produites par les outils du génie génétique et de la biotechnologie.
Cela permet la production :
-d’insuline
-d’hormone de croissance (traite le retard de croissance)
-d’EPA (qui permet la dissolution des caillots sanguins pendant le traitement consécutif à une crise cardiaque.
Des plantes peuvent être rendu résistant à certains insectes nuisibles.
Des bactéries peuvent être rendues capable de nettoyer certains déchets toxiques
Production de protéines à usage thérapeutique :Les bactéries ne font pas de folding ni de glycosylation des protéines. On utilise des cellules de mammifères pour obtenir des protéines correctement pliées et glycosylées
Les chaînes alpha et bêta sont synthétisées par deux bactéries différentes.
On purifie les chaînes alpha et bêta, les cystéines sont oxydées, la protéine est pliée et on arrive à la production d’une insuline active qu’on peut produire en grande quantité.
De nombreuses maladies peuvent être traitées d’une manière similaire.
Production d’animaux transgénique :On peut produire des animaux transgéniques pour pouvoir mieux comprendre certaines maladies ou élaborer des traitements.
On distingue 3 méthodes :
1) L’injection d’un transgène dans un œuf : conduit à un animal complètement transgénique.
2) La thérapie germinale : l’injection d’une cellule transgénique dans un blastocyste qui aura pour conséquence un mosaïsme.
3) La thérapie somatique : consiste à injecter un transgène qui modifiera des cellules somatique
La thérapie génique :On utilise un rétrovirus dans lequel on introduit un gène. Le rétrovirus est spécifique à un certain type de cellule.
La thérapie génique est encore à l’état de recherche.
Cependant, elle a été testée en France (pays civilisé ?) pour traiter un déficit immunitaire important (enfant bulle).
De la moelle osseuse a été prélevée. Ces cellules ont été infecté par un rétrovirus pour corriger le problème puis ensuite réinjectées dans la moelle.
Sur 5 enfants, 4 ont pu développer un système immunitaire normal.
Après deux ans, 2 ont développé des problèmes de leucémies. Le gène introduit par le rétrovirus s’est sans doute insérer près d’un oncogène.
(je ne fais pas de commentaire sur l'éthique....

)