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 III. Parcours de vie au féminin et santé

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David
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MessageSujet: III. Parcours de vie au féminin et santé   Mar 27 Juin à 19:30

III. Parcours de vie au féminin et santéDe la femme reproductrice au ‘gender health’ : cours de Catherine Fussinger

Les images d’Epinal : le degré des âges
Les images d’Epinal illustre que la vie suit 4 phases ascendantes (10ans, 20ans, 30ans et 40ans) et 4 phases descendantes (60ans, 70ans, 80ans et 90ans)
50ans est l’âge intermédiaire, au sommet de la vie avant sa phase descendante.
Françoise Héritier s’en inspire et décrit en une phrase ces phases pour l’Homme et la Femme.

Les âges de la Femme : par Françoise Héritier
A 10ans, fillette innocente, la vie pour elle est ravissante
A 20ans, doux et heureux jours, son cœur candide s’ouvre à l’amour
A 30ans, la maternité lui donne la félicité
A 40ans, ses grands enfants lui remémorent ses jeunes ans
A 50ans, elle s’arrête, au petit fils elle fait la fête
A 60ans, elle descend lentement vers le tombeau, tout doucement
Souriant 70ans, à ses arrières petits-enfants
A 80ans, faible aujourd’hui, le petit-fils lui sert d’appui
A 90ans, sans courage, elle pense au dernier voyage
Et si 100ans viennent encore, elle prie Dieu, elle l’implore


Les âges de l’Homme : par Françoise Héritier
A10ans, âge avantageux, il est gai, ne pendant qu’aux jeux
A 20ans, cherchant le bonheur, il se marie de bon cœur.
Puis à 30ans, l’air triomphant, joyeux, admire femme et enfant
A 40ans, il a réussi, il en est fier, content aussi
A 50ans, c’est l’âge mûr, pesant le passé, le futur
Dès 60ans, et sans attendre, le chemin commence à descendre
Sur sa canne à 70ans, s’appuie flânant par le pays
A 80ans, les cheveux blancs, il se ressent du poids des ans
A 90ans, il décline, l’édifice menace ruine
Si 100ans passent, dit sans émoi : Mon Dieu, prenez pitié de moi.

Comparaison des âges de la Femme versus ceux de l’Homme
A 10ans, fillette innocente, la vie pour elle est ravissante
A10ans, âge avantageux, il est gai, ne pendant qu’aux jeux
A 20ans, doux et heureux jours, son cœur candide s’ouvre à l’amour
A 20ans, cherchant le bonheur, il se marie de bon cœur.
A 30ans, la maternité lui donne la félicité
Puis à 30ans, l’air triomphant, joyeux, admire femme et enfant
A 40ans, ses grands enfants lui remémorent ses jeunes ans
A 40ans, il a réussi, il en est fier, content aussi
A 50ans, elle s’arrête, au petit fils elle fait la fête
A 50ans, c’est l’âge mûr, pesant le passé, le futur
A 60ans, elle descend lentement vers le tombeau, tout doucement
Dès 60ans, et sans attendre, le chemin commence à descendre
Souriant 70ans, à ses arrières petits-enfants
Sur sa canne à 70ans, s’appuie flânant par le pays
A 80ans, faible aujourd’hui, le petit-fils lui sert d’appui
A 80ans, les cheveux blancs, il se ressent du poids des ans
A 90ans, sans courage, elle pense au dernier voyage
A 90ans, il décline, l’édifice menace ruine
Et si 100ans viennent encore, elle prie Dieu, elle l’implore
Si 100ans passent, dit sans émoi : Mon Dieu, prenez pitié de moi.


Pourquoi s’attarder sur ces images d’Epinal représentant les âges de la vie ?

Par rapport à la thématique générale de ce cours, ces images permettent de s’interroger sur la manière dont, aujourd’hui, on distingue différentes phases dans la vie des humains :
- Si dans les images d’Epinal, le critère est purement mathématique (de 10ans en 10ans), quels sont les critères utilisés aujourd’hui pour définir la fin de l’enfance, la pré-adolescence, l’âge adulte, l’âge mûr, le 3e âge ou encore le 4e âge ?
Quels étaient ceux utilisés auparavant ?
Il est évident que, par exemple, des phénomènes tels que le prolongement des études ou l’apparition d’un âge de la retraite avec la création de l’AVS, après la 2e guerre mondiale, ont eu des incidences sur notre perception actuelle des étapes de vie.
- Quel est la part du social et du biologique dans ces découpages ?

Par rapport à la thématique du cours dont l’objectif est de montrer pourquoi et comment on est passé de ‘la Femme reproductrice’ au ‘Gender health’, ces images et le commentaires de Françoise Héritier donne un apercu de :
- La version occidentale de la ‘différence des sexes’, telle qu’elle s’élabore à partir du 18e siècle et dont nos représentations contemporaines sont toujours imprégnées.
L’homme est présenté en avant, sous son plus bel angle
La femme est en retrait, entourée de ses enfants et son mari. N’est représentée seule que lorsqu’elle est une fillette ou vielle.
- De l’apparition au 19e siècle du modèle de ‘famille bourgeoise’ ou de ce qu’on appelle aussi la ‘famille nucléaire’ : le père, la mère et les enfants avec la distribution des rôles que cela suppose : le père est chef de la famille et pourvoyeur des revenus économiques (‘Breadwinner’), la mère au foyer, se consacrant uniquement à la tenue du ménage et à l’éducation des enfants.

Evolution des mentalités jusqu’aux contemporains de l’égalité des sexes :
Les liens avec la médecine

On observe un double mouvement :
1: Dès la fin du 18e siècle, à la période où s’élabore les sociétés démocratiques occidentales, les médecins et la convocation de la ‘Nature’ ont joué un rôle non négligeable dans la construction de la ‘différence des sexes’
2: A partir de la 2e moitié du 20e siècle, la médecine va être appelées à reconsidérer ses pratiques et aujourd’hui, tant au niveau national que international, existent des exigences formelles visant à assurer un principe d’égalité entre les femmes et les hommes dans le champ de la santé.

L’outil principal des politiques d’égalité entre femmes et hommes dans le domaine de la santé repose sur la distinction entre
a) Le sexe : conçu comme ce qui relève du biologique
b) Le genre : conçu comme ce qui est construit socialement et historiquement


Le discours des médecins sur les femmes au 19e siècle : un bref aperçu
Les citations ci-après sont tirées de l’article ‘Femme’ dans le Dictionnaire des sciences médicales par une société de médecin et de chirurgie, paru en 1815 chez Panckroucke à Paris.
L’auteur de cet article est un certain Dr. Julien Joseph Virey (1776-1847)
« Tout individu femelle est uniquement créé pour la propagation ; ses organes sexuels sont la racine et la base de toute sa structure : ‘Mulier propter uterum condita est’ (la femme est conformée autour de son utérus) ; tout émane de ce foyer de l’organisation ; tout y conspire dans elle. » (p.504)
 La femme se résume à son utérus, à son rôle dans la reproduction de l’espèce humaine
 L’ensemble de son ‘physique et de son moral’ et à fortiori de son existence se trouve subordonné à cette fonction

Que retenir de cette chronologie
1) Aujourd’hui, le principe d’égalité entre femmes et hommes et la lutte contre toutes formes de discriminations fait non suelement l’objet d’un consensus mais constitue une exigence légale
2) A l’échelle de 2 siècles d’histoire de nos sociétés contemporaines, ce changement est récent puisque ceux-ci se sont, pour l’essentiel, opérés au cours des 3 dernières décennies.
3) Le fait que le principe d’égalité fasse l’objet d’un consensus ne signifie pas que l’égalité est réalisée dans les faits.
4) Les mesures pour promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes dans le domaine de la santé sont encore plus récentes.
5) Tant en Suisse qu’au niveau international, il y a un déficit d’études prenant en compte les interactions entre les facteurs biologiques (le sexe) et les facteurs socio-culturels (le genre), études qui seraient en mesure d’expliquer les différences observées dans la prévalence de certaines maladies chez les femmes et les hommes.
6) Un objectif des mesures de ‘gender health’ adoptées au sein de l’OMS, aux USA ou en Suisse est de développer la recherche dans ce domaine.

De la femme reproductrice au gender health
1) Les divers documents relatif aux politiques de Gender Health insistent sur le droit des femmes à maîtriser leur fertilité (≠ la reproduction comme unique fonction pour la femme)
2) La question de la santé sexuelle et reproductive demeure une question importante mais ce que l’on entend par santé des femmes ne se limite plus à ce seul aspect.

Concernant les rôles assignés traditionnellement aux femmes et aux hommes, on considère qu’il s’agit :
a) D’une réalité socialement construite qui devrait pouvoir être dépassée
b) D’une réalité qui doit être prise en compte pour s’assurer que l’ensemble de la population ait accès à des services de qualité.

Exemples :
Dans les pays en voie de développement, accéder physiquement aux systèmes de santé peut constituer une difficulté pour certaines femmes, parce qu’on ne leur autorise pas les déplacements, parce que les moyens de transport font défaut, etc…
Dans les pays occidentaux, la médecine psycho-sociale a montré que dans une ‘famille bourgeoise traditionnelle’ (femme au foyer, mari seul pourvoyeur de revenus), certains événements telle que la ménopause ou le départ des enfants du foyer pouvaient se traduirent par des problèmes de santé pour les femmes, tandis que pour les hommes, ceux-ci sont liés à la cessation de l’activité professionnelle

Concernant les caractéristiques traditionnellement dévolues aux femmes et aux hommes, on considère qu’elles peuvent parfois avoir des incidences néfastes sur la santé.
a) L’espérence de vie plus longue des femmes est liées au fait que les hommes meurent plus vite qu’elles. Comme adolescents et jeunes adultes, les hommes sont 4x plus nombreux que les femmes à mourir, entre 55 et 65 ans, ils sont 2x plus nombreux.
b) Or, cette mortalité découle pour une bonne part de prises de risque (accidents de la route dus au non-respect des règles routières ou à une conduite en état d’ébriété ; maladie liées à la consommation d’alcool et tabagisme)
c) Ces prises de risques sont étroitement liées à une certaine définition de la virilité

Les caractéristiques traditionnellement dévolues aux hommes et aux femmes se trouvent comme amplifiées dans la partition de certains troubles psychiques :
1) Les femmes souffrent d’avantage que les hommes de dépression
2) Les hommes se distinguent par des comportements ‘anti-sociaux’ et une toxicomanie (drogues illégales, alcool) beaucoup plus importante
3) Dans l’enfance, le diagnostic d’hyperactivité est principalement posé sur des garçons
4) A l’adolescence, les troubles du comportement alimentaire sont presque exclusivement féminins
5) Les femmes font plus souvent des tentatives de suicides, les hommes en meurent plus souvent.


Dernière édition par le Mar 27 Juin à 19:32, édité 1 fois
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David
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MessageSujet: Re: III. Parcours de vie au féminin et santé   Mar 27 Juin à 19:30

Dr.Virey : article ‘Femme’

8 caractéristiques sont définie dans l’article du Dr.Virey
1) La femme est présentée comme le sexe faible, malade
2) L’infériorité de la femme est présentée comme naturelle.
3) Pour être aimée de l’homme, la femme se doit d’être faible
4) Une séparation des sphères publique et privée est instituée
5) Celle-ci entraîne une ségrégation des activités masculines et féminines
6) Une bi-catégorisation : les qualités prêtées aux hommes sont systématiquement opposées à celles prêtées aux femmes.
7) Pour avoir un statut social, la femme ne doit pas sortir de son rôle et de son foyer, sous peine d’encourir la réprobation sociale
8) Si un homme sort du rôle qui lui est assigné et déroge aux caractéristiques de son sexes, il encourt également la réprobation sociale

Point 1 et 2 :
« Toute la constitution morale du sexe féminin dérive de la faiblesse initiale de ses organes, tout est subordonné à ce principe, par lequel la nature a voulu rendre la femme inférieure à l’homme ; elle n’est pas seulement la femme par les attributs de son sexe, elle l’est en toute chose, et jusque dans les jeux de son enfance, elle prélude sur sa poupée ses propres sentiments, qui ne doivent d’éteindre qu’avec sa vie. »

Point 3 :
« D’où vient, en effet, l’amour qu’inspire la femme ? De sa faiblesse même. Tout être délicat, timide impuissant et comme abandonné dans la nature, attendrit le cœur humain naturellement par la pitié ; tel est l’enfant, le malheureux, l’opprimé, l’être qui a le don des larmes. [Une attitude contraire par contre suscite des sentiments opposés]
Ainsi la colère chez la femme, l’affectation de dominer, l’air de violence, de supériorité, d’arrogance même, les qualités viriles dans une constitution aussi frêles et qui n’est nullement formée pour exercer le pouvoir, rompent les liens avec lesquels le fort est vaincu par le faible. La femme sera toujours maîtresse par sa délicatesse, et toujours opprimée en voulant employer la force, soit au moral, soit au physique »


Points 4-6 :
« Si le [sexe masculin] doit être, selon la nature, magnanime, ouvert, généreux, ardent, plein de courage et d’audace, la femme sera timide, modeste, chaste, économe et réservée ; l’un doit s’occuper de grands objets et d’actions fortes, comme de défendre, de protéger sa famille et l’état contre les maux extérieurs ; la femme renfermée dans un cercle plus étroit de la vie domestique, s’intéressera plus spécialement à des détails du ménage, montrera plus doux soins, et des attentions plus particulières, une tendresse active et vigilante. Elle règne à l’intérieur des gynécée, tandis que l’homme est formé pour vivre au dehors. »

Point 7 :
« Si elle en sort [de ce cadre et de ce rôle] ses vertus, manquent leur but, deviennent des vices auxquels il est bien rare que l’on pardonne. »

Point 8 :
« La femme qui se fait homme n’est pas moins hors nature, que l’homme qui se rend femme »


Complémentarité ou ségrégation ?
Homme versus Femme
Extérieur-Intérieur
Public-Privé
Activités professionnelles-Activités domestiques
Production-Reproduction
Culture-Nature
Raison-Sentiments
Force physique-Beauté, séduction
Force-Faiblesse
Supériorité-Infériorité
Pouvoir, autorité-Soumission
Maître-Esclace
Vigueur-Douceur
Epanchement-Absorption
Excédent-Déficit
Constance, détermination-Inconstance
Chaud, sec-Froid, humide
Audacieux, volontaire-Timide, réservée
Virilité-Féminité

Différences des sexes versus diversité des humains :
Aujourd’hui, pour rendre compte de cette bicatégorisation construite sur un antagonisme systématiques entre les hommes (qui constitue la référence) et les femmes (qui sont conçues comme le 2e sens), on parle :
-de stéréotype de sexe
-des rôles socialement dévolus aux femmes et aux hommes (ou encore de rôle de genre ou genrés)
-de ségrégation
-de discrimination à l’égard des femmes (ou encore d’inégalités entre femmes et hommes) parce que cette division des sphères et des rôles s’est traduite par une exclusion puis par un moindre accès des femmes aux ressources économiques, politiques, et culturelles.

Pour bien comprendre les positions contemporaines, il est important de distinguer 2 aspects dans le discours sur le discours sur la différence des sexes tel qu’il s’élabore à partir de la fin du 18e siècle.

Asymétrie entre homme et femme :
-Affirmation d’une hiérarchie entre les femmes et les hommes et entre les qualités qui leur sont attribués (modèle élaboré à partir du 18e)
-Principe d’égalité et refus des discriminations à l’encontre des femmes (contemporains

Symétrie entre hommes et femmes :
-L’exigence que les hommes comme les femmes ne sortent pas du rôle qui leur est dévolu sous peine d’encourir une stigmatisation sociale (homme qualifié d’efféminé de femmelette, de faible, de PD, ou femme qualifiée de virilisée, de virago, de cheval, de garçon manqué (modèle élaboré à partir du 18e)
-Exigence qu’en tant qu’être humain, les hommes et les femmes aient un égal accès à l’ensemble des possibles, des activités, des émotions, des comportements (contemporain)

L’égalité : une histoire en marche
1789
Révolution française : 1ère déclaration des Droits de l’Homme (femmes exclues)

1830-40
En Suisse, la scolarité primaires est rendue obligatoire pour toutes et tous.

1848
Fondation de la Suisse, de l’Etat fédéral libéral basé sur le principe de l’égalité entre tous les individus : suffrage universel mais uniquement masculin (femmes exclues)

1914
Les salaires féminins sont en moyenne 53% à 65% plus bas que les masculins

1930
Création de filières de formation préparant les filles à la maturité fédérale (environ 60ans après les garçons)

1945
Fondation de l’ONU

1948
Déclaration universelles des Droits de l’Homme par l’ONU (femme incluses)
Création de l’organisation mondiale de la santé, l’OMS, institution de l’ONU

1959
1ère votation fédérale sur le droit de vote des femmes en Suisse. Les citoyens suisses refusent à 66,9%. Le canton de Vaud est le premier à accorder le droit de vote aux femmes au niveau cantonal

1970
Les gymnases cantonaux publics commencent à accepter la mixité

1971
Les femmes obtiennent le droit de vote au niveau fédéral, suite à une votation populaire

1972
La Conférence suisse des directeurs cantonaux de l’instruction publique adopte des principes visant à supprimer toute discrimination des filles dans le système éducatif et pour leur offrir les mêmes chances de promotion au niveau de l’éducation supérieure. Le nombre de femmes faisant des études universitaires commence à augmenter (entre 1914 et 1970 : un petit 10% ; à partir de 1973-74, on passe à 25%)

1974
Parution du rapport ‘Femme, famille et société’. Cette étude scientifique, élaborée dans le cadre d’un projet de l’UNESCO (agence science, éducation et culture à l’ONU), qui confirme les inégalités subies par les femmes en Suisse dans la famille, la politique, l’éducation et le travail a un grand retentissement.

1979-81
La division des ‘Droits de l’Homme’ de l’ONU adopte une convention pour l’élimination de toutes discriminations à l’égard des femmes, un des articles porte sur les discriminations dans le domaine de la santé

1981
L’égalité entre femmes et hommes devient un principe constitutionnel ; il en découle une interdiction formelle de discriminations à l’encontre des femmes.

1988
Création du Bureau fédéral de l’égalité entre hommes et femmes.

1988
Avec l’entrée en vigueur du nouveau droit matrimonial, l’homme cesse d’être juridiquement le chef de la famille (ce qui lui donnait par exemple le droit d’accepter ou non que sa femme exerce une activité rémunérée)

1990
Aux USA, le fait que plusieurs grandes études cliniques aient été menées uniquement sur des hommes suscitent de vives critiques. L’agence qui, au niveau fédéral, organise la recherche médicale crée un office de recherche sur la santé des femmes afin de pallier à un manque d’études cliniques et lance en 1991 une vaste étude de 15ans sur la santé des femmes après la ménopause afin de mieux comprendre les principales causes de leur décès, de leur invalidité et de la baisse de leur qualité de vie. L’étude porte essentiellement sur les maladies cardio-vasculaires, le cancer et l’ostéoporose.

1993
Publication du 1er rapport de l’Office fédéral de la statistique présentant des données relatives à l’égalité entre femmes et hommes ; depuis, publications régulières.

1994
La conférence internationale de l’ONU sur la population et le développement, qui a lieu au Caire, reconnaît le droit aux femmes à maîtriser leur corps et leur fertilité.

1995
4e conférence mondiale de l’ONU sur les femmes (conférence de Pékin) : important volet sur la santé et la violence contre les femmes. Le document final de cette conférence indique que les conditions sociales qui caractérisent à des degrés variables l’existence des femmes au niveau mondial ont des incidences négatives sur leur santé : pauvreté et dépendance économique, expérience de la violence préjugés dont elles sont victimes depuis l’enfance, manque d’autonomie face à la sexualité et à la procréation, peu d’influence sur les décisions.

1996
Parution du « rapport sur la santé des femmes en Suisse », 1ère étude scientifique sur le sujet. Cette étude menée par la Dresse Elisbeth Zemp de l’institut universitaire de médecine sociale et préventive de Bâle, s’inscrit dans un programme de l’OMS et les premiers résultats ont été présentés à Pékin. Jusqu’alors, en Suisse, on ne disposait pas de données globales sur la santé des femmes.

1996
Entrée en vigueur de la LEg, la loi fédérale sur l’égalité entre femmes et hommes qui permet d’appliquer le principe constitutionnel adopté 15ans plus tôt.

1997
1ère campagne nationale d’information et de sensibilisation au thème de la violence contre les femmes, suite à une étude scientifique montrant l’étendue du phénomène.

1997
Les femmes ont presque rattrapé les hommes au niveau de l’éducation supérieure (50,7% des maturités et 43,2% des étudiants dans toutes facultés confondues)

1997
La Suisse ratifie la convention de l’ONU pour l’élimination de toute forme de discrimination à l’égard des femmes, elle est l’in des derniers pays à le faire (170pays signataires). Tous les 4 ans, les pays signataires présentent un rapport pour montrer ce qui a été fait dans les différents domaines dont celui de la santé.

1999
L’office fédéral de la santé publique (OFSP) demande à l’institut de médecine sociale et préventive de Bâle d’élaborer un concept de promotion de la santé des femmes, parmi les mesures préconisées figure la création d’un service national chargé de la santé des femmes au sein de l’OFSP.

2001
Ouverture du service de ‘Gender Health’ de l’OFSP

2001
Parution du 1er et 2e rapport de la Suisse sur la mise en œuvre de cette convention. En 15 pages, ce rapport présente un état des lieux ainsi que ce qui a été fait pour satisfaire l’article 12 qui porte sur l’élimination des discriminations dans le domaine de la santé.

2002
La direction de l’OMS édicte un document pour promouvoir une politique soucieuse d’équité entre femmes et hommes dans l’ensemble de ses activités.
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