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 Notes de cours

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Nicolas
Étudiant motivé
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Date d'inscription : 10/02/2006

MessageSujet: Notes de cours   Mar 6 Juin à 17:33

Sciences humaines en médecine
La conception traditionnelle de la médecine veut que son objet soit avant tout la pathologie. Ceci fait qu'elle est segmentée en spécialités qui concernent des organes ou des âges particuliers. Ceci a permis de grands progrès, mais l'éloigne du même coup d'une conception globale de l'humain et de la société.
De nombreuses évolutions font que cette conception est de plus en plus impropre à répondre aux besoins:
- le patient doit donner son consentement éclairé, il est donc partenaire et plus client. Le médecin doit justifier sa tâche, et ne peut plus faire acte d'autorité
- la médecine a évolué au point d'arriver à des situations incluant forcément une éthique sociale. C'est par exemple le cas de la FIVETE (Fécondation In Vitro Et Transfert d'Embryons), qui permet de provoquer des naissances artificielles chez des couple à priori stériles.
Il est donc de plus en plus important d'analyser les interactions entre l'entité médicale, l'humain et la société.
De plus, la médecine devra apprendre à se passer de moyens financiers, qui sont de plus en plus comptés.
La mortalité a beaucoup évolué, ceci dû à:
- les influences extérieures (pandémies, famines) ont un effet de plus en plus minime.
- les maladies dégénératives (ostéoporose, infarctus, Alzheimer,…) prennent une place plus importante.
- le délai entre l'atteinte de la maladie ou la survenue de l'accident et la mort a été grandement prolongé. Ceci fait que nombre de maladies qui il y a quelques années encore étaient aiguës, sont maintenant chroniques. On peut par exemple survivre de nombreuses années à un cancer métastatique.
Pour toutes ces raisons, le modèle bio-psycho-social a été développé. Il ne s'intéresse plus uniquement au corps de l'individu, mais aussi à son esprit et à la société dans lequel il vit. Ceci se défend par le fait que nombres de phénomènes ne sont pas explicables uniquement par un aspect:
- le psychisme peut influencer le corps dans le cas d'aboulie (TCA: trouble du comportement alimentaire), ou de dépendance à l'alcool.
- le psychisme peut influencer le vécu social en cas de schizophrénie ou d'hyperactivité.
- le corps peut influencer le psychisme notamment en cas de dépressions occasionnées par des maladies comme le cancer ou la sclérose en plaques.
- le corps peut influencer le vécu social en cas de SIDA (exclusion) ou de laryngectomie (le patient devient muet, ce qui change son contact avec les autre)
- le vécu social peut influencer le corps dans le cas des prostituées, qui sont plus touchées par le cancer cervical (col de l'utérus), mais aussi dans le cas des cancers du poumon.
- le vécu social influence le psychisme en cas de PTSD (stress port-traumatique) ou de chômage.
On observe chez les femmes atteintes d'un cancer du sein que la volonté de vivre augmente le délai de survie, tandis que le déni, l'acceptation stoïque ou le désespoir le diminuent. Ceci est sans doute dû au fait que le moral est meilleur, ce qui peut influencer le corps, mais aussi parce que les personnes combatives seront plus demandeuses en matière de soins.
On observe conjointement que le délai de survie en cas de cancer du sein est plus long si les personnes sont suivies psychologiquement.
Ceci combiné au fait qu'il y a une grande diversité de réactions selon les personnes, montre bien l'importance de la partie psycho-sociale de la médecine.

"La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité." (OMS, 1946)
Cette définition utopique de la médecine est un idéal à atteindre.
La culture façonne la santé et la maladie: la médicalisation n'est pas, et n'a jamais été la seule conception.

En anglais, on distingue trois termes pour parler de maladie:
- disease: manifestation morbide objectivable (bio)
- illness: ressenti qu'a le patient de sa maladie (psycho)
- sickness: ressenti social de la maladie (social)

Pyramide de Maslow:
La pyramide de Maslow classe les besoins du plus fondamental au plus superflu pour être en bonne santé et combler ses besoins.
Les besoins sont, du plus fondamental au plus superflu:
- besoins physiologiques
- besoin de sécurité
- besoins sociaux
- besoin d'estime de soi
- besoin de réalisation de soi
Si un étage est défaillant, il est impossible d'établir l'étage supérieur de la pyramide.

Il est nécessaire d'adjoindre au modèle bio-psycho-social deux approches:
- technique: les innovations techniques modifient la vision que l'on a de l'humain (p. ex: imagerie du cerveau)
- spirituel: le patient est un sujet, ce qui inclut qu'il faut nécessairement prendre en compte son propre système de valeurs.

Trois pôles sont donc développés:
- pôle biologique
- pôle subjectif (axé sur le sujet)
- pôle contextuel
Ces trois pôle visent à répondre aux trois modalités de l'approche bio-psycho-sociale.
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