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 Hanche et région fessière

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Nicolas
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MessageSujet: Hanche et région fessière   Lun 8 Mai à 8:06

Hanche & région fessière

L'articulation de la hanche, aussi appelée ceinture pelvienne, est essentielle pour permettre le maintien debout et le mécanisme de la marche. Elle permet la stabilisation du bassin: quand le pied gauche est levé, les muscles fessiers droits maintiennent le bassin à l'horizontale.
Elle est composée de deux os, l'os coxal et le fémur. Les mouvements qu'elle permet d'effectuer permettent de la classer comme énarthrose: en effet, elle a trois degrés de liberté: l'extension/flexion, l'abduction/adduction, et la rotation médiale/latérale.

L'os coxal est composé de trois parties:
- l'ilion
- le pubis
- l'ischion
Chacune des trois parties concourt à la formation de l'articulation avec le fémur. Il est à noter que toutes ces structures évoluent conjointement.

Le pubis est la partie antérieure et inférieure de l'os coxal. Il présente une articulation, la surface symphysaire, qui se fixe à l'autre os coxal par du cartilage hyalin, et qui forme la symphyse pubienne. Les muscles droit de l'abdomen, pectiné et les muscles adducteurs s'y insèrent.

L'ischion (ou ischium) est la partie inférieure et postérieure de l'os coxal. La tubérosité ischiatique est d'ailleurs saillante lorsque l'on s'assied. Sur l'ischion sont insérés les muscles semi-tendineux, semi-membraneux, et, plus antérieurement, le muscle grand adducteur.

L'ilion (ou ilium) est la partie supérieure de l'os coxal. Médialement, elle possède une surface articulaire, la surface auriculaire, qui l'articule avec le sacrum par du cartilage hyalin. Cette surface articulaire est située sur la tubérosité iliaque, qui compose la partie médiale de cette partie osseuse, tandis que la partie latérale est composée de la fosse iliaque (insertion du muscle iliaque). Latéralement, la crête iliaque peut être palpée sous la peau. La crête iliaque, qui compose la partie supérieure et latérale de l'os, sert d'insertion aux muscles abdominaux (insertion du muscle transverse et des muscles obliques de l'abdomen).
Le ligament sacro-iliaque interosseux s'ancre sur la tubérosité iliaque.
La partie externe de l'ilium est appelée aile iliaque (insertion des muscles grand, moyen et petit fessier).
La pointe de l'ilium, appelée épine iliaque antéro-supérieure, sert d'ancrage au muscle sartorius et au muscle tenseur du fascia lata.
L'épine iliaque antéro-inférieure est plus petite et sert d'insertion au muscle droit antérieur de la cuisse.

Le trou ischio-pubien se situe entre l'ischium et le pubis. Ces deux pièces forment un arc osseux qui le délimite, et qui est comblé par des fibres, et masqué par le muscle obturateur. On parle donc aussi de trou obturé.

Le bord antérieur de l'os coxal compte comme structures:
- l'éminence ilio-pectinéale
- la surface pectinéale (insertion du muscle pectiné)
- la crête pectinéale

Le bord postérieur de l'os coxal présente:
- la grande échancrure (passage du muscle piriforme), située sous la surface auriculaire, et terminée par l'épine sciatique (insertion du muscle jumeau supérieur)
- la petite échancrure, située sous l'épine ischiatique (insertion du muscle obturateur interne)
- la tubérosité ischiatique, qui compose le bord postéro-inférieur (insertion du muscle jumeau inférieur et du muscle carré fémoral)

Le fémur s'articule avec l'os coxal par sa tête sphérique. Latéralement se trouve un bourrelet osseux, le grand trochanter, et médialement, sous la tête du fémur, se trouve le petit trochanter. Ces deux structures sont reliées par la ligne intertrochantérienne, antérieure. Postérieurement, les trochanters sont reliés par la crête intertrochantérienne. Celle-ci possède un petit renflement, le tubercule du muscle carré fémoral.
Les muscles moyens et petit fessiers, les muscles obturateurs, le muscle piriforme et les muscles jumeaux s'insèrent sur le grand trochanter.
Le corps du fémur, sur sa face postérieure, est traversé par la ligne âpre, composée de deux lèvres, la lèvre interne et la lèvre externe. Au bord de cette ligne se trouvent trois crêtes: deux sont médiales, la crête du muscle vaste interne et la crête pectinée, et une latérale, la crête du muscle grand fessier.
La ligne âpre est le seul endroit du corps de l'os sur lequel peuvent s'insérer d'autres muscles que ceux qui composent le quadriceps.
La partie distale de l'os est composée de deux condyles, qui s'articulent avec le tibia, et la trochlée fémorale, qui s'articule avec la patella.
Le fémur est un os oblique, présentant un angle entre le corps et la tête. Ceci fait que le corps n'est pas orienté verticalement mais présente un léger décalage, qui ne se reflète pas sur l'anatomie externe de la cuisse.
Le fémur supporte tout le poids du corps; sa structure est faite pour supporter les pressions. La partie la plus fragile est le col, qui forme un angle avec la tête, et qui peut souffrir de fractures quand l'os devient poreux. La tête du fémur peut former différents angles avec le corps; on parle d'angle cervico-diaphysaire. L'angle normal vaut environ 120°: on parle alors de coxa normal. Dès lors, les os sont orientés correctement, et le genou comme le pied sont orientés dans l'axe. Si l'angle est plus petit, on parle de coxa vara, qui donne lieu à un genou valgus (jambes en X), et à un pied valgus (pied plat). Si au contraire l'angle est plus important, on parle de coxa valga, qui donne lieu à un genou varum (jambes en O) et à un pied varus (pied bot). Ces pathologies font que les muscles de soutien ne sont plus tous utilisés, que certains sont trop étirés et d'autres, au contraire, trop contractés, et qu'un seul des deux condyles du genou est utilisé.
L'angle cervico-diaphysaire a tendance à se réduire avec l'âge: un jeune enfant marchera plutôt en O, tandis qu'une personne âgée aura les jambes arquées.

Les ligaments externes de la hanche sont:
- le ligament ilio-fémoral (le plus fort, aussi appelé ligament fémoral de Bertin)
- le ligament ischio-fémoral
- le ligament pubo-fémoral
Ces ligaments n'entourent pas toute l'articulation, mais laissent un point faible, qui est protégé par le muscle psoas iliaque. Ces ligaments sont renforcés par un ligament interne, le ligament annulaire. Ensemble, ils empêchent tous les mouvements extrêmes de la cuisse (hyperflexion, hyperrotation, etc.). Si ces ligaments sont trop étirés, par exemple suite à des exercices d'assouplissement répétés, ce sont uniquement les muscles qui doivent assumer la solidité de l'articulation, et qui peuvent aussi être soumis à des forces d'étirement qui les fragilisent.
En cas d'extension, les ligaments sont très étirés; en cas de flexion, les ligaments sont plutôt détendus.
Au niveau du cul-de-sac fémoral, qui se situe à la base de l'articulation, du côté fémoral, on peut observer la membrane synoviale, qui sort de la gangue ligamentaire.
Un ligament supplémentaire est présent: le ligament de la tête fémorale. Celui-ci ne complète pas la solidité de l'articulation, mais vient se fixer sur la tête du fémur. Il contient une artère, et assure l'innervation de cette pièce osseuse. C'est le seul ligament intracapsulaire de l'articulation.
La membrane synoviale est ancrée sur le bourrelet acétabulaire, qui a pour fonction de capter les mouvements de l'articulation. Cette membrane assure la lubrification de l'articulation, en sécrétant le liquide synovial. Ce dernier n'entre pas en contact avec les ligaments intra-capsulaires.

Un fascia est composé de collagène. Il constitue une protection, mais s'adapte en outre à la contraction musculaire, ceci dû au fait que les fibres sont croisées. Dans certains cas, les fascias protègent tout un groupe musculaire. C'est par exemple le cas du fascia lata de la cuisse, qui présente en outre un renforcement, le tractus ilio-tibial, aussi appelé bandelette de Maissiat. Seul le muscle tenseur du fascia lata est plus superficiel que cette structure; il a pour fonction de tirer la jambe en avant.
Dans d'autres cas, le fascia peut composer les cloisons intermusculaires, qui séparent les loges de muscles, ou l'aponévrose, qui entoure les muscles.

Dans la région fessière, on observe plusieurs structures superficielles:
- le tracte (tractus) ilio-tibial est un renforcement de l'aponévrose superficielle. On parle aussi de fascia lata.
- le muscle grand fessier est postérieur; il s'insère sur la crête iliaque d'un côté, et sur le grand trochanter du fémur et sur le fascia lata à son autre extrémité. Il est extenseur de l'articulation et, en commun avec le muscle tenseur du fascia lata, abducteur de la cuisse. Il est en outre rotateur externe.
- le muscle tenseur du fascia lata est antérieur. Il s'insère sur l'épine iliaque et sur le tractus ilio-tibial. Il est fléchisseur de l'articulation et abducteur quand il travaille en même temps que le muscle grand fessier. Il est en outre rotateur interne.

Le muscle grand fessier est postérieur, alors que les moyen et petit fessiers sont latéraux.

Une piqûre ne s'effectue pas dans le muscle grand fessier: le nerf sciatique se trouve en-dessous. On pique plutôt entre le moyen et le petit fessier, donc latéralement.
Le petit fessier est le plus profond; le moyen fessier le recouvre. À côté du muscle moyen fessier se trouve le muscle piriforme (anciennement nommé muscle pyramidal), qui s'insère autour des trous sacrés, et qui passe par la grande échancrure du bassin. Il s'insère sur le grand trochanter du fémur.
L'abduction s'effectue à l'aide du moyen et du petit fessier, mais aussi par l'action conjointe du grand fessier et du tenseur du fascia lata. C'est pour cette raison que le muscle grand fessier et le tenseur du fascia lata sont regroupés sous le terme de "deltoïde de la hanche".
L'extension est due au grand fessier, qui peut aussi déplacer le bassin.
Le tenseur du fascia lata est l'antagoniste du muscle grand fessier: il participe à la flexion de la cuisse.
Le "triceps de la hanche" est constitué par le muscle obturateur interne, entouré par les muscles jumeaux supérieur et inférieur. Ils assurent une rotation interne et une flexion.

Le bassin est toujours aligné par rapport à l'axe du corps. Il existe donc un mécanisme de stabilisation posturale, qui fait que, pendant la marche par exemple, le bassin n'effectue que de légers mouvements de rotation. Cette fonction est effectuée par les abducteurs. Une faiblesse de ces muscles, qui peut avoir une origine neurologique, entraîne le "signe de Trendelenburg".

Les mouvements d'antéversion et de rétroversion du bassin correspondent aux mouvements de flexion et d'extension au niveau de la cuisse. Ils résultent de l'immobilisation des cuisses et non pas du bassin. L'antéversion est effectuée par les fléchisseurs (muscle tenseur du fascia lata, muscle obturateur externe), et la rétroversion par le muscle carré fémoral, le muscle pyramidal et le muscle obturateur interne.
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