Médecine

Mise en commun de notes de cours…
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Notes de cours

Aller en bas 
AuteurMessage
Nicolas
Étudiant motivé
avatar

Nombre de messages : 132
Localisation : dans ma cellule de moine
Date d'inscription : 10/02/2006

MessageSujet: Notes de cours   Mar 25 Avr à 18:17

1. Nomenclature
1. 1. Position anatomique
La position anatomique est la position de référence. C'est de cette position que l'on observe les localisations des divers éléments, et c'est à cette position que l'on se réfère quand on les décrit.
La position anatomique correspond à un maintien debout, les bras le long du corps, et les paumes en avant (ou les pouces pointés vers l'extérieur, ce qui revient au même).
La position anatomique est valable pour l'homme comme pour la femme.
1. 2. Axes du corps
Axe vertical: de la tête vers les pieds
Axe transversal: de gauche à droite
Axe sagittal: de l'arrière vers l'avant
Axe de la main: 3ème doigt (le plus long)
Axe du pied: 2ème orteil (le plus long)
1. 3. Plans du corps
Plan médian: sépare le corps en deux moitiés égales et symétriques (gauche/droite)
Plan sagittal ou parasagittal: sépare le corps parallèlement au plan médian, mais forme deux moitiés inégales
Plan frontal (anglais: coronal): sépare le corps entre antérieur et postérieur
Plan horizontal ou transversal: sépare le corps entre supérieur et inférieur, comme une tomographie
1. 4. Termes
Supérieur est opposé à inférieur
Gauche est opposé à droit(e)
Caudal (proche de la queue) est opposé à crânial (proche de la tête)
Proximal (proche du tronc) est opposé à distal (éloigné du tronc)
Dorsal est opposé à ventral
Antérieur est opposé à postérieur
Latéral (externe) est opposé à médial (interne)
Dans l'avant-bras: radial (latéral) est opposé à ulnaire (médial)
Dans la main: palmaire (ventral) est opposé à dorsal
Dans le pied: plantaire (inférieur) est opposé à dorsal (supérieur)
En coupe, on distingue encore superficiel, périphérique, profond, central, interne et externe.
1. 5. Abréviations
Artère: a. / aa.
Veine: v. / vv.
Muscle: m. /mm.
Nerf: n. / nn.
Ligaments: lig. / ligs.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://medecine.naturalforum.net
Nicolas
Étudiant motivé
avatar

Nombre de messages : 132
Localisation : dans ma cellule de moine
Date d'inscription : 10/02/2006

MessageSujet: Re: Notes de cours   Mer 26 Avr à 16:51

2. Généralités
2. 1. Structure osseuse
Un os long a deux extrémités, appelées proximale (ou tête) et distale (ou base).
Les extrémités de l'os s'appellent épiphyses. On parle donc d'épiphyse distale et d'épiphyse proximale.
Le corps de l'os est appelé diaphyse.
À l'interface entre les épiphyses et la diaphyse se trouvent les métaphyses. Pendant la croissance, elles sont composées de cartilages de conjugaison. C'est le dernier endroit à s'ossifier.
Du cartilage recouvre l'os: il s'agit du périoste (membrane fibreuse)
Aux articulations se trouve du cartilage hyalin, qui constitue le cartilage articulaire.
On distingue l'os compact, qui constitue l'extérieur, de l'os spongieux, qui constitue l'intérieur. Au centre de certains os se trouve une cavité, appelée cavité médullaire.
Les os contiennent de la moelle osseuse, qui contient les cellules hématopoïétiques.
Des artères forment des trous dans l'os et vascularisent son contenu; on les appelle artères perforantes. Parmi celles-ci, on rencontre les artères nourricières, périostales, métaphysaires, diaphysaires, etc.) Le périoste contient donc les artères nourricières, qui, dans certains cas, peuvent perforer l'os compact.
L'os compact est constitué d'ostéons, qui comprennent un canal central (de Havers) et des canaux perpendiculaires (de Volkman), des lamelles concentriques d'os déposées et entretenues par les ostéocytes. On trouve aussi une artère, une veine et un nerf.
L'os est renouvelé par le fait que des ostéoclastes attaquent la surface osseuse avec un pH acide et y creusent des travées, qui sont comblées par les ostéocytes.
2. 2. Classification des os
Il existe quatre types d'os:
- os courts: os du carpe, …
- os longs: humérus, fibula, …
- os plats (constitués d'une table externe, de diploë (os spongieux) et d'une table interne): os du crâne
- os pneumatiques (remplis d'air, tempèrent l'air inspiré): os de la face
2. 3. Ossification
Il existe deux modes d'ossification:
- directe (endoconjonctive): le tissu conjonctif est modifié pour former le tissu osseux. C'est le cas des os plats (fontanelles)
- indirecte (endochondrale): le tissu conjonctif est modifié en cartilage hyalin avant de devenir du tissu osseux. C'est le mode de formation des os longs.
Dans le cas des os longs, la diaphyse se forme par ossification primaire et les épiphyses par ossification secondaire.
L'ossification primaire a lieu dès la 8ème semaine de gestation; la perfusion de l'os se fait dès la 38ème semaine. Les épiphyses ne se développent qu'entre 1 et 5 ans, et peuvent terminer leur formation vers 18 à 20 ans.
2. 4. Cartilages
Il existe trois types de cartilages:
- le cartilage hyalin forme les cartilages articulaires (protection, amortissement), le cartilage costal (qui unit les côtes au sternum), et le cartilage des voies respiratoires (bronches, nez). Il n'est ni innervé ni vascularisé.
- le cartilage fibreux constitue les disques intervertébraux, la symphyse pubienne, les ménisques et les insertions des gros tendons, comme le tendon d'Achille.
- le cartilage élastique est à l'origine des structures de l'oreille que sont les trompes d'Eustache et le pavillon. Il constitue en outre l'épiglotte et les cartilages laryngés.
2. 5. Arthrologie
Il existe plusieurs types d'articulations:
• synarthrose (mobilité limitée):
- syndesmose: lien fait par du tissu fibreux (sutures entre les fontanelles, ligaments/membranes interosseux (entre le tibia et la fibula), gomphose (insertion des dents).
- synchondrose: lien fait par du tissu hyalin (début du développement des métaphyses)
- synostose: lien fait par de l'os; aucun mouvement possible (fin du développement des métaphyses)
• amphi-diarthrose: constituée de plusieurs éléments (disque intervertébral, symphyse)
• diarthrose: articulations "courantes", d'une grande mobilité, constituant les articulations du système locomoteur
2. 6. Diarthrose
Les éléments constitutifs d'une articulation de type diarthrose sont:
- une surface articulaire tapissée de cartilage hyalin
- une capsule fibreuse qui entoure l'articulation
- une membrane synoviale, qui produit le liquide synovial (ou synovie), ce qui a pour fonction de lubrifier l'articulation et de nourrir le cartilage articulaire
- une cavité articulaire contenant le liquide synovial
On peut en outre, selon les cas, rencontrer différentes spécialisations:
- des ligaments, qui peuvent être internes (ligaments croisés du genou) ou externes
- un bourrelet marginal, qui augmente la taille de l'articulation et capte les mouvements
- des ménisques, qui augmentent la congruence entre les deux os, et donc la stabilité de l'articulation
- un disque, qui sépare la cavité articulaire en deux. Il augmente la liberté de mouvements
- des tendons peuvent traverser l'articulation (genou: tendon du muscle poplité; épaule: long chef du biceps)
- du tissu adipeux
2. 7. Types de diarthroses
Trochléenne: un seul axe de mouvement (articulation huméro-cubitale)
Condylienne: possibilité de rotation d'un élément par rapport à l'autre, de glissement et de flexion/extension (articulation fémoro-tibiale)
Énarthrose: mouvements de rotation et de flexion selon plusieurs axes (articulation scapulo-humérale)
Arthrodïe: mouvements de glissement et de rotation l'un par rapport à l'autre (articulation scapulo-claviculaire; intervertébrale au niveau cervical et dorsal).
2. 8. Classification des muscles
Plusieurs critères sont utilisés pour différencier et caractériser les muscles:
• le nombre de chefs (terminaisons): le biceps a deux chefs, le triceps en a trois, le quadriceps quatre
• la localisation
• la direction: quelle partie est l'insertion et quelle partie est la terminaison
• l'insertion
• l'action: flexion, extension, abduction, etc.
• la forme:
- le muscle carré crural (ou carré fémoral) est carré, et ne compte qu'un seul chef
- le muscle grand droit de l'abdomen compte un seul chef, mais son ventre est segmenté en trois (ou quatre) parties
- le muscle digastrique compte un chef; il a cependant deux ventres, séparés par un tendon
- le triceps a trois chefs
- muscle deltoïde a une forme triangulaire
- le muscle sterno-cléido-mastoïdien est composé des deux faisceaux qui se croisent
- certains muscles sont penniformes (forme d'une plume): le grand fessier a des fibres obliques par rapport à son insertion; le muscle jambier antérieur compte deux faisceaux de fibres orientés autour d'un tendon; le quadriceps est composé de quatre chefs qui forment quatre "plumes"
- certains muscles sont spiralés, ce qui leur confère un mouvement selon plusieurs axes. C'est le cas du trapèze ou du grand pectoral.
- le muscle biceps brachial a deux chefs, une forme spiralée, il s'enroule légèrement le long de l'humérus.
2. 9. Force
Pour calculer la force d'un muscle, on mesure le plus grand diamètre du muscle perpendiculaire à ses fibres. On observe que les muscles fusiformes, pour un volume égal, ont un diamètre plus petit que les muscles penniformes.
On estime que la force d'un muscle vaut environ 5 kg/cm2; ceci signifie donc que, pour un volume égal, un muscle fusiforme soulèvera un poids inférieur à un muscle penniforme. Cependant, les muscles penniformes, à cause de l'orientation de leurs fibres, ont une petite amplitude, ce qui n'est pas le cas des muscles fusiformes.
Ceci explique que les muscles utilisés pour le soutien et la posture soient souvent penniformes, tandis que les muscles impliqués dans les mouvements soient plutôt fusiformes.
2. 10. Mode d'action des muscles
Le mode d'action des muscles est comparable à celui des leviers. Il en existe trois types:
- Type 1 (balance): les muscles de la nuque retiennent le poids de la tête, qui est supporté par la colonne vertébrale.
- Type 2 (brouette): ce type de leviers se rencontre dans la jambe: les muscles gastrocnémien et soléaire agissent sur le tendon calcanéen (tendon d'Achille), et peuvent soulever le poids du corps, qui repose dès lors sur la pointe du pied.
- Type 3 (marteau): ce type de levier est le plus courant chez l'humain. On le rencontre par exemple dans le bras: le biceps brachial agit sur le radius, ce qui permet de soulever des poids placés dans la main.
On remarque que la distance entre l'axe et le point d'insertion peut être soumis à des variations, selon le muscle: plus il est éloigné, plus la force déployée est importante; plus il est rapproché, plus la précision du mouvement augmente.
2. 11. Mouvements
• Rotation interne / externe: la rotation externe est une rotation entraînant le membre de l'avant vers l'arrière; ainsi, une rotation au niveau de l'épaule amènera la main sur le côté. Le mouvement contraire est appelé rotation interne: concernant l'épaule, il amène le bras fléchi contre le torse. La rotation se rencontre aussi au niveau de la jambe; l'articulation qui l'effectue est la hanche, mais aussi le genou fléchi.
• Adduction / abduction: l'abduction éloigne latéralement le membre, l'adduction le rapproche. À noter qu'une adduction peut faire passer le bras devant ou derrière le tronc.
• Flexion / extension: au niveau de l'épaule, la flexion consiste à soulever le bras selon l'axe transverse, c'est-à-dire devant soi; l'extension est son contraire. Pour les autres articulations, la flexion rapproche les deux parties (bras et avant-bras; cuisse et jambe; torse et cuisse…), et l'extension les éloigne.
• Supination / pronation: la supination déplace le bras de manière à dévoiler la paume et à placer le pouce à l'extérieur; la pronation montre le dos de la main, et le pouce à l'intérieur.
• Translation: la translation est un mouvement de glissement, tel que l'on peut le rencontrer au niveau de la colonne vertébrale
2. 12. Gaines synoviales
Les tendons sont souvent entourés d'une gaine synoviale, qui limite les frottements. Elle se compose d'une poche formée par deux feuillets, le feuillet interne et le feuillet externe, qui forment une poche contenant la synovie (ou liquide synovial). La gaine synoviale est entourée d'une gaine fibreuse.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://medecine.naturalforum.net
Nicolas
Étudiant motivé
avatar

Nombre de messages : 132
Localisation : dans ma cellule de moine
Date d'inscription : 10/02/2006

MessageSujet: Re: Notes de cours   Mer 26 Avr à 20:31

3. Colonne vertébrale
3. 1. Constitution
La colonne vertébrale est composée de:
- 7 vertèbres cervicales
- 12 vertèbres dorsales (thoraciques)
- 5 vertèbres lombaires
- 5 vertèbres sacrées
- 4 à 5 vertèbres coccygiennes
Il faut signaler que l'on dénombre huit nerfs cervicaux; en effet, le premier sort entre l'axis (vertèbre C1) et le crâne. Ainsi, sous la vertèbre C7 sort le nerf C8. Pour la suite de la colonne vertébrale, l'agencement fait qu'au contraire, sous la vertèbre sort le nerf du même nom.
3. 2. Flexibilité, stabilité et courbures
La colonne vertébrale apporte à la fois de la flexibilité et de la stabilité au corps. Elle peut se déformer et se courber. Les courbures sont nommées selon leur orientation:
- la cyphose est une courbure en avant
- la lordose est une courbure en arrière
- la scoliose est une courbure latérale
Naturellement, la colonne vertébrale possède quatre courbures:
- la lordose cervicale
- la cyphose dorsale
- la lordose lombaire
- la courbure (cyphose) sacrée.
On peut en outre rencontrer des courbures pathologiques, comme:
- une cyphose dorsale exagérée, qui s'étend aux vertèbres lombaires et cervicales, et donne le dos rond
- une lordose lombaire exagérée, qui s'étend aux vertèbres dorsales et fait ressortir le ventre
- une scoliose, qui donne à la colonne un aspect courbé, et qui se diagnostique par le fait que la personne atteinte, lorsqu'elle se penche en avant pour rapprocher les mains des pieds, une seule scapula est apparente.
Les courbures de la colonne ne sont pas présentes chez le nouveau-né, à l'exception de la courbure sacrée; la première à apparaître est la lordose cervicale. Elle est provoquée par le développement de la musculature du cou. La marche développe la lordose lombaire; la cyphose dorsale se développe en réaction. À noter que les talons hauts peuvent développer une hyperlordose.
La stabilité du corps est apportée par la ceinture scapulaire, la ceinture pelvienne et la colonne vertébrale.
3. 3. Structure des vertèbres
La vertèbre-type est composée d'un corps vertébral (ce n'est pas le cas de l'atlas [C1]) sur lequel s'ancre un arc de cercle formé par le pédicule et la lame. Entre le pédicule et la lame se développent trois structures: le processus transverse, qui est un développement latéral, et les processus articulaires inférieurs et supérieurs. Enfin, à l'extrémité de la lame, et donc à l'opposé du corps vertébral se situe le processus épineux.
L'ossification commence par la formation d'un disque, sept à huit semaines après la naissance. Rapidement, des forces (poids et traction) agissent sur ces structures, ce qui fait que l'os est remanié pour mieux résister. Dès lors se forment des travées osseuses, appelées trabécules, qui consolident l'os spongieux et lui donnent une structure organisée.
En cas de choc (accident de voiture) ou d'affaiblissement du tissu osseux, on peut observer un tassement, qui survient au point faible, c'est-à-dire à l'endroit où aucune consolidation n'a eu lieu.
3. 4. Atlas et axis
L'atlas a une structure tout à fait particulière, puisqu'elle n'a pas de corps vertébral. Son rôle est de soutenir la tête. à l'intérieur de l'atlas passe l'extrémité antérieure de l'axis, appelée la "dent". Cette structure est maintenue par le ligament transverse. Ceci fait que l'atlas a la possibilité de pivoter par rapport à l'axis. La majeure partie de la rotation du cou est due à cet agencement.
En excluant la dent, l'axis est une vertèbre cervicale de structure commune.
3. 5. Caractéristiques des vertèbres
Les vertèbres cervicales peuvent être différenciées des autres par la présence du foramen (trou) transversaire, situé de part et d'autre du corps vertébral, et permettant le passage de l'artère vertébrale, qui irrigue le cerveau. Hormis cela, on peut remarquer que leur structure est peu anguleuse, que le corps vertébral est plutôt rectangulaire, et que le processus épineux est peu développé. Elles prennent l'aspect d'une tête de mouche. Les vertèbres comprennent des ligaments:
- longitudinal antérieur et longitudinal postérieur: maintiennent le disque inervertébral
- ligament jaune: situé entre les arcs vertébraux
- ligament inter-épineux et supra-épineux: relie entre elles les épines
Les vertèbres dorsales sont beaucoup plus allongées. Le corps vertébral prend l'aspect d'un cercle, amputé d'une petite partie: le trou vertébral forme lui aussi une structure d'aspect plus ou moins rond, qui vient entamer le corps vertébral. Les processus transverses sont très développés et forment deux tiges latérales. le tubercule de la côte vient s'y appuyer, tandis que sa tête s'ancre sur le corps vertébral, à la base du pédicule. Le processus épineux est plus long.
Les vertèbres lombaires ont une structure générale comparable, si ce n'est que le corps vertébral est plus massif et ellipsoïde. En outre, il n'y a pas de côte, ce qui fait que le processus transverse (appelé ici processus mamillaire) est accompagné par le processus accessoire. On observe donc un processus allongé et épais terminé par une extrémité bifide.
Il faut mentionner que l'ancienne nomenclature utilisait le terme d'apophyse pour remplacer celui de processus.
3. 6. Sacrum
Le sacrum est composé de 5 (parfois 6) vertèbres soudées. Il est percé de trous et comprend différentes structures membranaires:
- la face dorsale comprend cinq crêtes sacrées, une médiale, deux intermédiaires et deux latérales. Les crêtes intermédiaires se terminent en pointes, qui forment les cornes du sacrum. Entre les deux se trouve le hiatus sacral.
Entre la crête sacrée intermédiaire et la crête latérale se trouvent quatre (ou cinq) trous, les trous sacrés dorsaux. Enfin, les extrémités latérales sont composées d'une surface articulaire, qui se fixe au bassin.
- la face ventrale, appelée face pelvienne, est percée de quatre (ou cinq) trous sacrés pelviens. Ils sont reliés deux à deux par les lignes transversales, qui sont des vestiges de la séparation entre les vertèbres. Le muscle piriforme vient s'insérer autour des deuxièmes et troisièmes trous pelviens. Enfin, à l'extrémité supérieure, sur les côtés, se situe la ligne terminale, qui délimite une petite zone en-dessous des processus articulaires.
Latéralement, le sacrum prend l'aspect d'une corne, rehaussée d'une structure appelée promontoire, et de deux "ailes, les processus articulaires supérieurs.
À l'extrémité du sacrum se trouve le coccyx, composé de quatre ou cinq vertèbres soudées. Son extrémité en contact avec le sacrum s'orne de deux cornes latérales et de deux petites cornes, situées dans l'axe de la structure.
3. 7. Sternum et côtes
Le sternum est composé de trois parties: le manubrium, le corps et le processus xyphoïde. Les trois sont relativement bien soudés; cependant les lignes de jonction sont visibles. La côte 1 s'insère sur le manubrium, la deuxième à la limite entre le manubrium et le corps, les côtes 3 à 6 sur le corps, la septième entre le corps et le processus xyphoïde, et les côtes 8 à 10 sur le processus. Les côtes 11 et 12 ne sont pas rattachées.
Les structures importantes des côtes sont:
- la tête, qui se fixe sur le corps vertébral
- le tubercule, qui se fixe sur le processus transverse
- le col, plus étroit, qui sépare ces deux structures.
Les côtes ne s'articulent pas directement avec le sternum mais avec du cartilage hyalin, ce qui explique que de nombreuses côtes s'insèrent sur le sternum.
Les côtes peuvent effectuer un mouvement de bas en haut, qui sont utilisés en cas d'inspiration et d'expiration forcées. En effet, leur mouvement change le volume de la cage thoracique. Par un mécanisme semblable, le grand dorsal est utilisé pour tousser, car il peut comprimer la cage thoracique. C'est pourquoi les bébés ne peuvent pas tousser: leur muscle grand dorsal n'est pas assez développé.
3. 8. Disque intervertébral
Le disque intervertébral est constitué, au centre, par un noyau gélatineux, appelé noyau pulpeux ou nucleus pulposus. L'extérieur est fibreux, composé de couches successives arrangées de manière concentrique, dont les fibres sont agencées en quinconce. Il est placé sur le corps vertébral, et maintenu par le ligament longitudinal antérieur et le ligament longitudinal postérieur.
Dès que le dos porte une charge (y compris celle de la tête), le disque est comprimé. La compression moyenne est de 1,2 à 1,4 mm pour 100 kg. Ceci fait que le noyau pulpeux est aussi comprimé.
les extensions et flexions déplacent le noyau à l'intérieur du disque. la rotation axiale déforme le disque. Ceci peut contribuer à abîmer le noyau.
Le disque peut se déchirer; ceci conduit à la pathologie appelée hernie discale: le noyau perce la couche fibreuse et comprime les nerfs rachidiens. Ceci conduit à une douleur intense, mais aussi à la crispation des muscles proches, ce qui aggrave le processus. Un disque lésé supporte aussi moins bien les charges et se tasse plus qu'un disque sain. Ceci fait donc que, pour préserver son dos, il est important de répartir la charge sur l'ensemble de la colonne.
3. 9. Ligaments
Les ligaments longitudinaux antérieurs et postérieurs ne font pas que de maintenir le nucleus pulposus entre deux corps vertébraux: ils relient entre eux toutes les vertèbres et constituent un frein pour éviter l'extension ou la flexion exagérées.
Le ligament longitudinal antérieur est un frein à l'extension (tête en arrière); le ligament longitudinal postérieur est un frein à la flexion de la colonne. L'action du ligament longitudinal postérieur est complétée par le ligament supra-épineux.
Les ligaments inter-transversaires relient les processus transverses et constituent un frein latéral.
3. 10. Points cruciaux
Les points les plus fragiles sont:
- occipital - C1: l'articulation n'est pas conçue pour assurer une grande flexion ou une grande extension
- C1 - C2: rotation excessive
- C7 - D1: transition entre les vertèbres cervicales mobiles et les vertèbres dorsales peu mobiles
- D11 - D12: sensibilité aux rotations excessives
- D12 - L1: sensibilité aux flexions et extensions excessives
- L5 - S1: transition entre des vertèbres mobiles et peu mobiles


Dernière édition par le Mer 3 Mai à 9:06, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://medecine.naturalforum.net
Nicolas
Étudiant motivé
avatar

Nombre de messages : 132
Localisation : dans ma cellule de moine
Date d'inscription : 10/02/2006

MessageSujet: Re: Notes de cours   Mer 26 Avr à 20:32

4. Muscles du dos et de l'abdomen
4. 1. Muscles intercostaux
• Muscle intercostal externe
Insertions: parties dorsales et externes des côtes
Action: éloigne les côtes les unes des autres, élargit la cage thoracique et participe à l'inspiration forcée
Commentaire: le sens de ses fibres fait qu'il ne rapproche pas les côtes mais les éloigne, contrairement aux muscles intercostaux internes et intimes
• Muscle intercostal interne
Insertions: Partie ventrale et médiane des côtes; se situe entre le muscle intercostal externe et le muscle intercostal intime
Action: rapproche les côtes les unes des autres, rétrécit la cage thoracique et participe à l'expiration forcée
Commentaire: le mouvement de ce muscle est commun à celui du muscle intercostal intime, et opposé à celui du muscle intercostal externe
• Muscle intercostal intime
Insertion: partie centrale et interne des côtes
Action: rapproche les côtes les unes des autres, rétrécit la cage thoracique et participe à l'expiration forcée
Commentaire: le mouvement de ce muscle est commun à celui du muscle intercostal interne, et opposé à celui du muscle intercostal externe
4. 2. Muscle transverse du thorax
Aussi appelé muscle triangulaire.
Insertion:
- sur le sternum
- sur les côtes 2 à 6
Action: descend les côtes, rétrécit la cage thoracique et participe à l'expiration forcée
Commentaire: le muscle ne s'ancre pas seulement sur les côtes, mais aussi sur les cartilages costaux
4. 3. Muscles abdominaux
• Muscle transverse de l'abdomen
Insertion:
- face profonde des 7 dernières côtes, 5 vertèbres lombaires, crête iliaque, arcade fémorale.
- aponévrose antérieure qui rejoint celle du transverse opposé au niveau de la ligne blanche de l’abdomen.
Action: les fibres sont à l’horizontale, et, lorsqu’elles sont contractées, elles réduisent le diamètre de la région abdominale, et rentrent donc le ventre.
Commentaire: le muscle transverse participe aussi à l'action de tousser.
• Muscle oblique interne de l'abdomen
Aussi appelé muscle petit oblique
Insertion:
- en bas de l’arcade fémorale, crête iliaque et aponévrose lombaire
- 4 dernières côtes et sur l’aponévrose du petit oblique
Action: les fibres se dirigent en éventail et leur action sur un seul côté permet l’inclinaison latérale et la rotation du tronc de côté. Lorsque les deux côtés sont en action, et si le bassin est fixe, les petits obliques fléchissent le tronc vers l’avant. Si le bassin et les vertèbres sont fixes, il fait partie des muscles expirateurs.
Commentaire: se situe sous le muscle oblique externe.
• Muscle oblique externe de l'abdomen
Aussi appelé muscle grand oblique
Insertion:
- 7 dernières côtes en alternance avec le grand dentelé (serratus anterior) et le grand dorsal (latissumus dorsi), et crête iliaque
- aponévrose du grand oblique; les deux aponévroses du grand oblique se rejoignent pour former la ligne blanche de l’abdomen.
Action: lorsque les deux côtés se contractent, les muscles fléchissent le tronc. Les fibres sont obliques et entraînent le tronc en inclinaison latérale du même côté et en rotation du côté opposé. Exemple: une rotation du tronc à droite avec flexion du tronc se fait par la contraction simultanée du petit oblique droit et du grand oblique gauche.
Commentaire: étant donné sa forme arrondie sur le côté et le devant le grand oblique a un effet plus prononcé que le grand droit de l’abdomen pour aplatir l’abdomen.
Il est superficiel par rapport au muscle interne oblique de l'abdomen
• Muscle grand droit de l'abdomen
Insertion:
- pubis
- côtes 5-6-et 7 de l’appendice xiphoïde du sternum.
Action: le plus direct des fléchisseurs du tronc
Commentaire: C’est le plus superficiel des muscles, qui s’étend verticalement sur l’aponévrose des trois autres muscles de l’abdomen. Le côté droit du grand droit de l’abdomen est séparé du côté gauche par la ligne blanche.
Ses fibres parallèles sont coupées par des intersections tendineuses, au nombre de trois ou quatre, qui apparaissent lors de la contraction. La partie la plus basse du grand droit passe par une fente du transverse et s’étend sous celui-ci. Il s'agit d'un muscle polygastrique, et ses différents corps musculaires ne sont pas toujours symétriques.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://medecine.naturalforum.net
Nicolas
Étudiant motivé
avatar

Nombre de messages : 132
Localisation : dans ma cellule de moine
Date d'inscription : 10/02/2006

MessageSujet: Re: Notes de cours   Lun 8 Mai à 8:04

Le muscle transverse soutient l'abdomen et permet de rentrer le ventre.
Les muscles du dos sont recouverts par le fascia thoraco-lombaire, qui sert d'insertion aux muscles obliques.
Les muscles profonds du dos sont:
• le muscle ilio-costal
Composé de trois parties: insertion sur la crête iliaque et le sacrum, les lombes, les côtes et les processus transverses du cou.
• le muscle longissimus (long dorsal)
Insertion sur la tête, le cou, le thorax et le sacrum.
• le muscle splénius de la tête
Insertion sur l'occiput et les processus épineux des vertèbres cervicales
• le muscle splénius du cou
Insertion latérale sur l'occiput et sur les processus épineux
• le muscle carré des lombes
insertion sur la crête iliaque, les côtes et les vertèbres
• le muscle épineux du thorax
Insertion sur les processus épineux et sur les côtes
• le muscle semi-épineux
Insertion sur le cou, la tête, les processus épineux et transverses, jusqu'au thorax
Tous ces muscles sont des érecteurs du rachis: ils assurent l'extension de la colonne vertébrale.

Sur toute la longueur de la colonne, un arrangement régulier de muscles compose le système transversaire-épineux. Il est composé de 23 segments identiques, qui comprennent:
• le muscle court lamellaire: relie la lame d'une vertèbre N au processus transverse de la vertèbre N+1
• le muscle long lamellaire: relie la lame d'une vertèbre N au processus transverse de la vertèbre N+2
• le muscle court épineux: relie l'épine d'une vertèbre N aux processus transverses des vertèbres N+3, N+4 et N+5
• le muscle long épineux: relie l'épine d'une vertèbre N au processus transverse de la vertèbre N+6
Au niveau cervical et lombaire, on rencontre en outre les muscles interépineux.

L'innervation des muscles de la partie costale et abdominale se fait par le rameau ventral des nerfs rachidiens, qui émettent les nerfs intercostaux.
Les muscles de la partie dorsale sont innervés par les rameaux dorsaux des nerfs rachidiens. On les appelle les nerfs thoraco-dorsaux.
La partie fessière est innervée par les rameaux cluniaux, qui sont divisés en trois catégories:
- supérieures: innervent à la hauteur de la crête ilique
- moyens: innervent à la hauteur du sacrum
- inférieurs: innervent au-dessous du muscle grand fessier
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://medecine.naturalforum.net
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Notes de cours   

Revenir en haut Aller en bas
 
Notes de cours
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Notes de cours : Droit de l'environnement
» Notes de cours d'anthropologie religieuse
» Utiliser une tablette en cours.
» Les notes de psycho sociale sont sur l'ENT
» LATIN : "Amusez-les, sortez-les, mettez-leur des bonnes notes..."

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Médecine :: Archives :: Module 4 (2005-2006) :: Anatomie-
Sauter vers: